La surconsommation.
Notre machine d'auto-destruction.

Produire plus, acheter plus, détruire plus.

La surconsommation.
Notre machine d'auto-destruction.

Produire plus, acheter plus, détruire plus.

On a lancé un boomerang.

Parallel Universe GIF - Parallel Universe OperationBoomerang GIFs

De toute nos forces. On a tout donné. On a vraiment cru très fort en nous. En notre force. En nos super capacités. Le problème c’est qu’on s’est peut-être un peu emballé. Un chouilla. Ce boomerang revient à pleine vitesse et on va se le prendre en pleine face. Et dans la réalité, on n’a pas souvent de deuxième vie. Oui, c’est ça la surconsommation. Un boomerang. Et comme ça grouille de petits hommes sur Terre, ça fait beaucoup (trop) de petits boomerangs. Ça va en faire des obstacles à éviter sur la route. Risqué tout ça. On n’y arrivait déjà pas vraiment sur Mario Kart. Et pourtant il n’y avait que 5 participants dans cette partie. Là on parle de 7,8 milliards de participants au jeu de la surconsommation. Plus on est de fous, plus on rit. Du coup, là c’est gros gros fou rire garanti. En revanche, ce n’est pas certain que la planète rigole, elle.

 

200 000 ans.

C’est le temps qu’il a fallu aux humains pour être 1 milliard.

200 ans.

C’est le temps qu’il a fallu aux humains pour être 7,8 milliards.

 

On ne choquera personne en disant que la population croit. Oui, en 2021 il y a du monde dans la fourmilière. Presque 7 milliards de plus en 2 siècles. On a passé la 2nde. Voire la 5e direct en fait. On en avait marre des petites routes de campagnes limitées à 30. On est passé sur les autoroutes. On a mis les gaz (à effet de serre). Sauf qu’on va très vite manquer d’eau pour faire refroidir le moteur. 

 

Voilà. C’est ça le problème. On a longtemps cru que les ressources naturelles étaient renouvelables à l’infini. On pensait pouvoir aller se resservir au buffet à volonté ad vitam aeternam. On a longtemps opté pour la technique du « on verra ça plus tard ». Aujourd’hui, on a conscience du fait qu’on a épuisé le stock des ressources non renouvelables. Mais on a aussi (enfin) compris qu’en fait, on peut définitivement venir à bout des ressources renouvelables. Celles dont on a besoin pour vivre. Ce n’est pas comme notre carte de bus. Il ne suffit pas d’aller à une borne pour la recharger. Les ressources renouvelables ne le sont plus. Dommage. Cela dit, si notre stratégie est de rendre inhabitable notre planète, on est plutôt pas mal là du coup. 

 

Ça s’en va et ça revient.

 

L’environnement a la capacité de se régénérer naturellement. Oui, c’est vrai. Les écosystèmes assimilent et traitent une certaine quantité de déchets et de pollution. Oui, aussi. On sent le « mais » arriver non ? Mais au-delà d’un certain seuil ce n’est plus possible. Mince. En plus, une fois ce seuil dépassé, l’écosystème est parfois abîmé de manière irréversible. On l’a détruit pour de bon. 

 

Pas de retour en arrière.

 

Depuis que l’Homme existe, il utilise les ressources offertes par la nature. Et depuis que l’Homme existe, il épuise les ressources offertes par la nature. On a commencé par chasser des animaux sauvages et cueillir des plantes et des fruits. Ensuite, nos besoins ont légèrement évolué. On a délaissé la feuille qui nous servait de slip pour la dernière tenue à la mode dénichée dans un centre commercial. Désormais, on se réveille, on branche la cafetière, on check nos mails et on saute dans la voiture direction le supermarché pour remplir le frigo. Plus simple. Autre option, on s’assoit bien confortablement dans le canapé et on clique sur le bouton commander du site internet. Facile. Du coup, on a presque oublié cette relation Homme-Nature, qui nous est pourtant vitale. Même si le lien entre un paquet de Mielpops et la nature est moins évident, il reste pourtant essentiel. Les industriels ne peuvent rien produire sans notre terre nourricière. Pas de nature, pas de chocolat.

 

Un mode de consommation qui s’éloigne de la Nature au profit d’une économie fleurissante.

 

Il ne pouvait pas en être autrement nous direz-vous. Notre économie est fondée sur la croissance. L’économie ne vit sa meilleure vie que lorsque nous consommons voyons chers moussaillons. Voir des chiffres financiers chuter c’est la panique assurée. Si seulement on pouvait réagir avec la même ferveur quand on voit des chiffres d’extinctions d’espèces. 

 

Croissance de la consommation = croissance de l’économie = maintient en bonne santé de notre système financier

 

CQFD.

 

La surconsommation serait donc la potion magique des temps modernes. On est tombé dedans quand on était petit. On a grandi avec des images de rayons interminables de supermarchés (tellement interminables qu’on finit toujours par passer plus de temps à chercher quelqu’un qu’à choisir son PQ. Bref). On a appris à pouvoir tout trouver, n’importe où, n’importe quand. On a toujours eu le choix. Trop de choix ?

Une consommation du « toujours plus ». « Toujours trop ».

Vers l’infini et au-delà !

Trop ? Oui. La surconsommation c’est consommer avec excès. Cette démesure a nécessairement un impact sur la planète. Et il n’est pas positif.

Surconsommation = surproduction de déchets

On consomme toujours plus. On produit toujours plus. Quoi ? Principalement des produits jetables. Oui, c’est un concept. Acheter pour jeter. Donc si on suit bien, consommer plus c’est jeter plus. Or, ces produits jetables, symboles de la surconsommation, sont en matières plastiques. Autrement dit issus du pétrole. Sympa. On s’est donc réveillé un jour en se disant eurêka on a trouvé l’idée du siècle : on va remplacer les produits réutilisables et les matériaux naturels (donc biodégradables) par des produits jetables et des matières plastiques. En 2016, 242 millions de tonnes de déchets plastiques ont été produits. C’est ce que pèsent 3,4 millions de baleines bleues. Et elles sont vraiment plus lourdes que des crevettes. 

Acheter un produit en magasin c’est la partie visible de l’iceberg. Avant de se retrouver tout beau tout prêt à la consommation, un produit a eu une vie bien remplie. Et un impact déjà fort. Fort négatif.

On génère un peu plus de 2 milliards de tonnes de déchets par an. 70 tonnes de déchets chaque seconde. Et ça, ce sont juste les données concernant les déchets municipaux (déchets ménagers et autres déchets pris en charge par une commune ou une collectivité territoriale). On imagine donc bien que les chiffres sont en réalité plus élevés.  Avec tout ça, on a de quoi remplir environ 822 000 piscines olympiques. Rien que ça. Et ça ne va pas s’arrêter là (quoi, on va remplir des stades de foot ?). Ce volume de déchets risque d’augmenter de 70 % pour atteindre les 3,4 milliards de tonnes en 2050. Incroyable perspective.

 

Tous logés à la même enseigne ?

 

Non. Plus le niveau de vie est élevé, plus on consomme des produits préparés aux petits oignons et bien emballés. Sur-emballés même. Résultat ? Des poubelles encore plus remplies. Les pays développés représentent 16% de la population mondiale. Pourtant, ils génèrent 34% des déchets de la planète. 

 

La question est : que fait-on de ces déchets ?

 

On met des couleurs sympas sur des poubelles, on convient d’un jour pour les ramasser et on fait place nette. Pour pouvoir recommencer à la remplir pour la semaine d’après. Encore et encore. En général, les déchets finissent enfouis sous la terre (bah oui, ça gâche le paysage sinon). Pour 37% d’entre eux du moins. Pour d’autres, 33% pour être exact, on les laisse à ciel ouvert dans les décharges.  Et parfois, quand on ne sait plus trop quoi en faire, 11% des déchets sont jetés dans les océans (quelle bonne idée), ou brûlés. Façon Dragon Ball Z.

 

Et ceux qui se recyclent alors ? Ça concerne en réalité à peine 19% des déchets. 

Pour être très précis, le recyclage c’est plutôt quelque chose que font les pays développés. Oui, recycler les déchets ça coûte cher. Tout le monde ne peut pas se payer ce  “luxe”. Dans certaines villes de pays à faibles revenus, ça peut représenter 20% de leur budget. Du coup, dans les pays à faible revenu, seulement 4% des déchets sont recyclés. Le reste finit comme les autres déchets, dans une décharge en plein air. Le problème c’est que ces décharges ne sont pas forcément bien gérées et on se retrouve alors avec des fuites de produits toxiques dans les sols. Et évidemment ça finit par se répandre partout. Autre option ? Les déchets peuvent bruler directement au fond des jardins façon barbecue, ou jetés dans les rues. Ils s’entassent. Ils deviennent alors des vecteurs favorisant la propagation de maladies. 

 

Bon, on pourrait redoubler d’efforts et permettre à tous les pays de pouvoir correctement recycler leurs déchets dans ce cas. Le truc c’est que le recyclage ne permettra pas à lui tout seul de résoudre le problème des déchets générés par la surconsommation. Pour quelle raison ? Parce que se dire que puisque nos déchets seront recyclés, nous pouvons continuer de surconsommer comme avant ce n’est pas une solution. Pourquoi ? Parce qu’on ne pourra jamais tout recycler dans tous les cas. 

 

Et pendant ce temps, les pays les plus pauvres continuent de payer le prix fort. Oui. Parce que ce sont souvent les populations les plus pauvres et les plus vulnérables qui collectent, trient et revendent les ordures. Alors oui, les déchets font travailler 15 millions de personnes. Mais en échange de quoi ? D’un revenu très faible. Trop faible. Priver les enfants d’éducation. Les exposer à des produits dangereux et à des maladies en tous genres pour s’occuper des déchets. Voilà jusqu’où peut conduire notre surconsommation. 

 

Mais du coup tout va bien pour les pays qui gèrent correctement les déchets non ? 

 

Prendre « correctement » en charge les déchets ne veut malheureusement pas dire ne pas avoir d’impact sur la planète. Lorsque les ordures se décomposent, elles dégagent du méthane En 2016, le traitement des déchets a généré au moins 1,6 milliards de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre. Plus que les émissions du trafic aérien. C’est dire. Si on continue dans cette lancée, ce sera 2,6 milliards de tonnes de gaz à effet de serre en 2050.

Sauf que les masques de protection sanitaire ont une durée de vie pouvant aller jusqu’à 450 ans dans la nature, que les filets de pêche c’est 600 ans et qu’une bouteille plastique peut mettre 1 000 ans à se dégrader. Bref, la liste est interminable. Il ne faut vraiment pas que nos déchets se retrouvent en perdition dans la nature. Difficile quand on en produit autant n’est-ce pas ?

 

Les déchets sont partout. Pire que les zombies dans The Walking Dead. Se retrouver enseveli d’une marée de déchets ce n’est pas top. Ce n’est bon pour personne. Ni nous, ni les écosystèmes qui vivent autour de nous. 

 

On est de plus en plus, on consomme de plus en plus, la machine s’emballe et le programme plante. Du coup les écosystèmes trinquent. Ils ne peuvent plus suivre le rythme. Ni absorber les conséquences de notre activité. 

 

La planète nous a tendu une banane, on a pris le bananier. Elle nous a procuré des poissons, on les a fait disparaître. La nature nous a laissé vivre dans des endroits magnifiques, on en a fait des décharges à ciel ouvert. On l’a remercié avec des déchets. 

 

La planète nous a offert une fleur de coton, on a rasé la forêt pour en cultiver des milliards. Elle nous a mis à disposition un cours d’eau, on l’a asséché. Et pollué. Pour notre surconsommation. Pour notre consommation excessive de vêtements. Oui, la surconsommation ne concerne pas uniquement les produits alimentaires, les emballages plastiques ou les objets high tech. C’est un phénomène observable dans tous les domaines. Mais en général, la conclusion reste la même : ce modèle du toujours plus n’est pas viable.

 

Surconsommation de vêtements = pollution

 

En temps normal, l’industrie de la mode produisait 2 collections par an. Aujourd’hui on est passé à une collection toutes les semaines. Oui, sacrée cadence. En l’espace de 15 ans, notre consommation de vêtements a augmenté de 60%, alors que nous gardons nos vêtements 2 fois moins longtemps. Une mode rapide, une mode jetable, une mode à bas prix. C’est ce qui caractérise la « fast fashion », alimentée par cette surconsommation de vêtements du 21e siècle. Actuellement, 100 milliards de vêtements sont vendus dans le monde en 1 an. 

 

Le problème ? 1 tonne de textile génère 1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre par an. La production des matières premières, leur transformation, le transport des vêtements et leur lavage. Le véritable prix à payer n’est pas celui des étiquettes sur les vêtements. Il vient de toutes ces étapes, qui forment le « cycle de vie » de nos habits.

La production des matières premières de nos vêtements, comme le coton, va très souvent de pair avec l’utilisation de pesticides et engrais en tous genres. Résultat ? Contamination des sols. Et pour faire pousser toutes ces matières premières il faut beaucoup (beaucoup) d’eau. Pour 1 t-shirt, on a besoin de 2 500 L d’eau. Soit 70 douches. Gloups.

Si on regarde sur les étiquettes de nos vêtements, on a souvent de l’élasthanne ou du polyester. Reines des fibres utilisées pour nos vêtements parce qu’elles ne coûtent pas cher et qu’elles s’entretiennent facilement : les matières synthétiques. Le polyester c’est 70% de la production de matières premières issues du pétrole. Il est responsable de 31% de la pollution plastique des océans. 

 

Quel est le lien entre nos vêtements et la pollution plastique des océans ?

 

A chaque lavage, les fibres synthétiques libèrent des microparticules de plastique qui se retrouvent directement dans les océans. Cela représente 500 000 tonnes de microplastiques, soit 50 milliards de bouteilles plastiques. Les stations d’épuration de nos eaux usagées ne peuvent pas filtrer ces microparticules du fait de leur très, très petite taille. Aujourd’hui on trouve du plastique partout dans les océans. Les eaux profondes de l’Arctique comptent vingt fois plus d’ordures qu’il y a dix ans.

 

Le plastique n’est pas le seul problème. De nos jours, quand on teint les vêtements, c’est avec des teintures synthétiques. Non, pour avoir un t-shirt rouge les industries n’utilisent pas de paprika. Elles utilisent plutôt des produits chimiques nocifs, polluants et ultra-résistants. C’est mieux. Après, ça va se retrouver en (très grande) majorité dans les eaux de la planète. On estime que 40 000 à 50 000 tonnes de colorants partent naviguer dans les cours d’eau chaque année. Leur version à eux du Vendée Globe. Oui, parce que parmi les 10 950 000 000 litres consommés chaque jour par les teintures textiles, les eaux usées non traitées chargées en produits toxiques se retrouvent dans la nature. Par extension, elles sont déversées dans les océans. Les teintures textiles sont responsables de 20% de la pollution des eaux mondiales. 

C’est fini ? On peut prendre ce t-shirt en rayon c’est bon ? Il faut d’abord qu’il traverse la planète. Deux choix s’offrent à lui. Soit il se téléporte en claquant des doigts pour nous rejoindre soit il prend les transports. Bon, comme ce n’est pas un elfe libre comme Dobby, il prend les transports. On ne lui a pas offert de chaussettes. Zut.

 

 

Il va en parcourir des kilomètres. Pourquoi ? Parce que pour être plus rentable en tant que marque de textile on délocalise la fabrication des vêtements à l’autre bout de la planète (principalement en Asie et dans les pays du Sud). Solution pour faire venir la marchandise ? L’avion, les cargos, etc. Autrement dit, ça carbure en CO2. En termes de pollution, 1 cargo de transport représente l’équivalent de 50 millions de voitures. Quand on sait qu’un jeans parcourt en moyenne 65 000 km du champ de coton au magasin où il sera vendu, soit l’équivalent de 1,5 fois le tour de la planète… On comprend pourquoi la fabrication et le transport de nos vêtements représentent dans les faits 1,2 milliards de tonnes de CO2 par an.

Bon, ça y est. La nouvelle collection est arrivée en magasin. Top départ de la journée shopping. Où va-t-on ranger les nouveaux vêtements ? Pas dans le placard rempli à ras bord c’est certain. D’ailleurs on ne sait plus très bien ce qu’il y a au fond. On a peut-être déjà ces vêtements, qui sait ?

70% de nos vêtements ne sont en réalité jamais portés. Cela représente 114 euros d’habits non portés par logement. Quand on se remémore toutes les étapes de fabrication des vêtements et leur impact sur la planète, se dire qu’ils ne sortent jamais de nos placards c’est quelque peu affolant. Mais ils ne coûtent pas cher. On se dit qu’on fait une bonne affaire. On continue d’acheter.

Sauf que.

Les petits prix des vêtements sont souvent synonymes de mauvaise qualité. Si les marques de la fast fashion veulent proposer de faibles prix, ce sera au détriment de la qualité des matières premières et donc de la durabilité des vêtements. Plus vite achetés mais plus vite jetés aussi.

En Europe, c’est 4 millions de tonnes de déchets textiles jetés (gâchés !) par an. Parmi ces 4 millions de tonnes, 20% seulement sont recyclés. Les 80% restant vont être jetés à la poubelle ou brulés. D’où le terme de « mode jetable ». 

3, 2, 1, partez. Nous avons commencé une course folle.

Courir. Sans s’arrêter. Vite.

Courir après l’innovation. Après la performance. Après le profit. Aller toujours plus vite. Gagner du temps. Avoir tout et tout de suite. Repousser les limites. Celles qui n’auraient jamais dues être repoussées. Consommer vite. Consommer plus. Consommer trop.

Stop.

On doit reprendre notre souffle. 

Ralentir. Respirer. Redonner un sens à tout ça.

 

On ne peut plus procrastiner (tiens, on se rappelle qu’on avait un truc à faire pour…ah, demain). Remettre la question des conséquences de notre surconsommation à plus tard. Ça ne marche jamais. Tout le monde le sait, mais on le fait quand même. Oui, c’est plus facile. Plus simple que d’envisager notre planète s’appauvrir, souffrir et s’éteindre à petit feu. Le problème c’est que même si c’est difficile à admettre, c’est notre réalité. Aujourd’hui et maintenant, autour de nous comme ailleurs. On laisse le robinet d’eau ouvert, les réserves s’épuisent et on va être à sec. On va arriver à court de ce dont on a besoin pour vivre. Oui, c’est pourtant nous qui ouvrons ce robinet. Paradoxal. Sans parler du fait que dans cette frénésie de la surconsommation, on a fait disparaître d’autres espèces du monde du vivant. On met le feu à notre propre maison. 

La nature sait que la surconsommation ne mène à rien de bon, elle nous le montre. Elle nous envoie un milliard de signaux mais on continue comme avant. On se dit que sur un malentendu ça peut marcher. Non. On ne peut plus réfléchir comme ça. Pas depuis que nous avons connaissance des chiffres qui démontrent par A + B que ça ne fonctionne déjà plus. La solution ? Se poser les questions qui nous permettrons d’inverser la tendance.

 

C’est une bonne situation ça la surconsommation ?

 

Dans Astérix et Obélix mission Cléopâtre, Otis vous aurait répondu « Mais vous savez, je ne crois pas qu’il y ait de bonnes ou mauvaises situations. »

 

 

On préfère répondre que si, c’est une mauvaise situation.

 

Avons-nous le pouvoir d’inverser la tendance ?

Oui. C’est une question de choix.

 

Choisir. Se réapproprier cette notion de choix. Non, choisir ce n’est pas seulement entre deux aliments nocifs pour notre santé, entre deux vêtements polluant les eaux de la planète ou entre deux téléphones fabriqués par des enfants. Choisir c’est aussi décider de remettre notre santé, la planète et l’humain au cœur de nos modes de consommation.

 

Les entreprises optent naturellement pour la technique de production la plus efficace. Celle qui rapporte le plus. Et coûte le moins possible. Peu importe la pollution que ça génère. Peu importe les déchets que ça produit. Peu importe les conséquences. Alors si rien ne vient rendre coûteuses ce genre de pratique, ça va continuer. Encore, et encore. 

 

C’est là que nous avons le pouvoir de faire changer les choses. Oui, nous. Les consommateurs. Si la demande change, l’offre va se transformer. Le navire va changer de cap. Nous pouvons faire ça. Changer une minuscule petite chose. Mais si tout le monde le fait, on va réussir à avoir des milliards de petites choses. Et ça fera la différence. Se poser des questions sur ce que nous achetons, c’est déjà agir. Se tourner vers d’autres marques que celles qui polluent, c’est agir. Ralentir le rythme de cette course à la consommation, c’est agir.

Chez Anaod, nous sommes convaincus que s’habiller n’est pas un acte qui doit se faire au détriment de l’intégrité de la planète. Il existe d’autres solutions. D’autres choix. Nous avons fait celui de vous proposer des vêtements qui ne bousillent pas la planète, à partir de matières moins impactantes et fabriquées dans de très bonnes conditions. On pense que faire le choix d’une consommation différente, c’est choisir de lui redonner du sens… et pourquoi pas celui de protéger ce qui nous entoure ?

 

Sources :

On a lancé un boomerang.

Parallel Universe GIF - Parallel Universe OperationBoomerang GIFs

De toute nos forces. On a tout donné. On a vraiment cru très fort en nous. En notre force. En nos super capacités. Le problème c’est qu’on s’est peut-être un peu emballé. Un chouilla. Ce boomerang revient à pleine vitesse et on va se le prendre en pleine face. Et dans la réalité, on n’a pas souvent de deuxième vie. Oui, c’est ça la surconsommation. Un boomerang. Et comme ça grouille de petits hommes sur Terre, ça fait beaucoup (trop) de petits boomerangs. Ça va en faire des obstacles à éviter sur la route. Risqué tout ça. On n’y arrivait déjà pas vraiment sur Mario Kart. Et pourtant il n’y avait que 5 participants dans cette partie. Là on parle de 7,8 milliards de participants au jeu de la surconsommation. Plus on est de fous, plus on rit. Du coup, là c’est gros gros fou rire garanti. En revanche, ce n’est pas certain que la planète rigole, elle.

200 000 ans.

C’est le temps qu’il a fallu aux humains pour être 1 milliard.

200 ans.

C’est le temps qu’il a fallu aux humains pour être 7,8 milliards.

On ne choquera personne en disant que la population croit. Oui, en 2021 il y a du monde dans la fourmilière. Presque 7 milliards de plus en 2 siècles. On a passé la 2nde. Voire la 5e direct en fait. On en avait marre des petites routes de campagnes limitées à 30. On est passé sur les autoroutes. On a mis les gaz (à effet de serre). Sauf qu’on va très vite manquer d’eau pour faire refroidir le moteur. 

Voilà. C’est ça le problème. On a longtemps cru que les ressources naturelles étaient renouvelables à l’infini. On pensait pouvoir aller se resservir au buffet à volonté ad vitam aeternam. On a longtemps opté pour la technique du « on verra ça plus tard ». Aujourd’hui, on a conscience du fait qu’on a épuisé le stock des ressources non renouvelables. Mais on a aussi (enfin) compris qu’en fait, on peut définitivement venir à bout des ressources renouvelables. Celles dont on a besoin pour vivre. Ce n’est pas comme notre carte de bus. Il ne suffit pas d’aller à une borne pour la recharger. Les ressources renouvelables ne le sont plus. Dommage. Cela dit, si notre stratégie est de rendre inhabitable notre planète, on est plutôt pas mal là du coup. 

Ça s’en va et ça revient.

L’environnement a la capacité de se régénérer naturellement. Oui, c’est vrai. Les écosystèmes assimilent et traitent une certaine quantité de déchets et de pollution. Oui, aussi. On sent le « mais » arriver non ? Mais au-delà d’un certain seuil ce n’est plus possible. Mince. En plus, une fois ce seuil dépassé, l’écosystème est parfois abîmé de manière irréversible. On l’a détruit pour de bon. 

Pas de retour en arrière.

Depuis que l’Homme existe, il utilise les ressources offertes par la nature. Et depuis que l’Homme existe, il épuise les ressources offertes par la nature. On a commencé par chasser des animaux sauvages et cueillir des plantes et des fruits. Ensuite, nos besoins ont légèrement évolué. On a délaissé la feuille qui nous servait de slip pour la dernière tenue à la mode dénichée dans un centre commercial. Désormais, on se réveille, on branche la cafetière, on check nos mails et on saute dans la voiture direction le supermarché pour remplir le frigo. Plus simple. Autre option, on s’assoit bien confortablement dans le canapé et on clique sur le bouton commander du site internet. Facile. Du coup, on a presque oublié cette relation Homme-Nature, qui nous est pourtant vitale. Même si le lien entre un paquet de Mielpops et la nature est moins évident, il reste pourtant essentiel. Les industriels ne peuvent rien produire sans notre terre nourricière. Pas de nature, pas de chocolat.

Un mode de consommation qui s’éloigne de la Nature au profit d’une économie fleurissante.

Il ne pouvait pas en être autrement nous direz-vous. Notre économie est fondée sur la croissance. L’économie ne vit sa meilleure vie que lorsque nous consommons voyons chers moussaillons. Voir des chiffres financiers chuter c’est la panique assurée. Si seulement on pouvait réagir avec la même ferveur quand on voit des chiffres d’extinctions d’espèces. 

Croissance de la consommation = croissance de l’économie = maintient en bonne santé de notre système financier

CQFD.

La surconsommation serait donc la potion magique des temps modernes. On est tombé dedans quand on était petit. On a grandi avec des images de rayons interminables de supermarchés (tellement interminables qu’on finit toujours par passer plus de temps à chercher quelqu’un qu’à choisir son PQ. Bref). On a appris à pouvoir tout trouver, n’importe où, n’importe quand. On a toujours eu le choix. Trop de choix ?

Une consommation du « toujours plus ».
« Toujours trop ».

Vers l’infini et au-delà !

Trop ? Oui. La surconsommation c’est consommer avec excès. Cette démesure a nécessairement un impact sur la planète. Et il n’est pas positif.

Surconsommation = surproduction de déchets

On consomme toujours plus. On produit toujours plus. Quoi ? Principalement des produits jetables. Oui, c’est un concept. Acheter pour jeter. Donc si on suit bien, consommer plus c’est jeter plus. Or, ces produits jetables, symboles de la surconsommation, sont en matières plastiques. Autrement dit issus du pétrole. Sympa. On s’est donc réveillé un jour en se disant eurêka on a trouvé l’idée du siècle : on va remplacer les produits réutilisables et les matériaux naturels (donc biodégradables) par des produits jetables et des matières plastiques. En 2016, 242 millions de tonnes de déchets plastiques ont été produits. C’est ce que pèsent 3,4 millions de baleines bleues. Et elles sont vraiment plus lourdes que des crevettes. 

Acheter un produit en magasin c’est la partie visible de l’iceberg. Avant de se retrouver tout beau tout prêt à la consommation, un produit a eu une vie bien remplie. Et un impact déjà fort. Fort négatif.

On génère un peu plus de 2 milliards de tonnes de déchets par an. 70 tonnes de déchets chaque seconde. Et ça, ce sont juste les données concernant les déchets municipaux (déchets ménagers et autres déchets pris en charge par une commune ou une collectivité territoriale). On imagine donc bien que les chiffres sont en réalité plus élevés.  Avec tout ça, on a de quoi remplir environ 822 000 piscines olympiques. Rien que ça. Et ça ne va pas s’arrêter là (quoi, on va remplir des stades de foot ?). Ce volume de déchets risque d’augmenter de 70 % pour atteindre les 3,4 milliards de tonnes en 2050. Incroyable perspective.

Tous logés à la même enseigne ?

Non. Plus le niveau de vie est élevé, plus on consomme des produits préparés aux petits oignons et bien emballés. Sur-emballés même. Résultat ? Des poubelles encore plus remplies. Les pays développés représentent 16% de la population mondiale. Pourtant, ils génèrent 34% des déchets de la planète. 

La question est : que fait-on de ces déchets ?

On met des couleurs sympas sur des poubelles, on convient d’un jour pour les ramasser et on fait place nette. Pour pouvoir recommencer à la remplir pour la semaine d’après. Encore et encore. En général, les déchets finissent enfouis sous la terre (bah oui, ça gâche le paysage sinon). Pour 37% d’entre eux du moins. Pour d’autres, 33% pour être exact, on les laisse à ciel ouvert dans les décharges.  Et parfois, quand on ne sait plus trop quoi en faire, 11% des déchets sont jetés dans les océans (quelle bonne idée), ou brûlés. Façon Dragon Ball Z.

Et ceux qui se recyclent alors ? Ça concerne en réalité à peine 19% des déchets. 

Pour être très précis, le recyclage c’est plutôt quelque chose que font les pays développés. Oui, recycler les déchets ça coûte cher. Tout le monde ne peut pas se payer ce  “luxe”. Dans certaines villes de pays à faibles revenus, ça peut représenter 20% de leur budget. Du coup, dans les pays à faible revenu, seulement 4% des déchets sont recyclés. Le reste finit comme les autres déchets, dans une décharge en plein air. Le problème c’est que ces décharges ne sont pas forcément bien gérées et on se retrouve alors avec des fuites de produits toxiques dans les sols. Et évidemment ça finit par se répandre partout. Autre option ? Les déchets peuvent bruler directement au fond des jardins façon barbecue, ou jetés dans les rues. Ils s’entassent. Ils deviennent alors des vecteurs favorisant la propagation de maladies. 

 

Bon, on pourrait redoubler d’efforts et permettre à tous les pays de pouvoir correctement recycler leurs déchets dans ce cas. Le truc c’est que le recyclage ne permettra pas à lui tout seul de résoudre le problème des déchets générés par la surconsommation. Pour quelle raison ? Parce que se dire que puisque nos déchets seront recyclés, nous pouvons continuer de surconsommer comme avant ce n’est pas une solution. Pourquoi ? Parce qu’on ne pourra jamais tout recycler dans tous les cas. 

 

Et pendant ce temps, les pays les plus pauvres continuent de payer le prix fort. Oui. Parce que ce sont souvent les populations les plus pauvres et les plus vulnérables qui collectent, trient et revendent les ordures. Alors oui, les déchets font travailler 15 millions de personnes. Mais en échange de quoi ? D’un revenu très faible. Trop faible. Priver les enfants d’éducation. Les exposer à des produits dangereux et à des maladies en tous genres pour s’occuper des déchets. Voilà jusqu’où peut conduire notre surconsommation. 

 

Mais du coup tout va bien pour les pays qui gèrent correctement les déchets non ? 

 

Prendre « correctement » en charge les déchets ne veut malheureusement pas dire ne pas avoir d’impact sur la planète. Lorsque les ordures se décomposent, elles dégagent du méthane En 2016, le traitement des déchets a généré au moins 1,6 milliards de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre. Plus que les émissions du trafic aérien. C’est dire. Si on continue dans cette lancée, ce sera 2,6 milliards de tonnes de gaz à effet de serre en 2050.

Sauf que les masques de protection sanitaire ont une durée de vie pouvant aller jusqu’à 450 ans dans la nature, que les filets de pêche c’est 600 ans et qu’une bouteille plastique peut mettre 1 000 ans à se dégrader. Bref, la liste est interminable. Il ne faut vraiment pas que nos déchets se retrouvent en perdition dans la nature. Difficile quand on en produit autant n’est-ce pas ?

Les déchets sont partout. Pire que les zombies dans The Walking Dead. Se retrouver enseveli d’une marée de déchets ce n’est pas top. Ce n’est bon pour personne. Ni nous, ni les écosystèmes qui vivent autour de nous. 

On est de plus en plus, on consomme de plus en plus, la machine s’emballe et le programme plante. Du coup les écosystèmes trinquent. Ils ne peuvent plus suivre le rythme. Ni absorber les conséquences de notre activité. 

La planète nous a tendu une banane, on a pris le bananier. Elle nous a procuré des poissons, on les a fait disparaître. La nature nous a laissé vivre dans des endroits magnifiques, on en a fait des décharges à ciel ouvert. On l’a remercié avec des déchets. 

La planète nous a offert une fleur de coton, on a rasé la forêt pour en cultiver des milliards. Elle nous a mis à disposition un cours d’eau, on l’a asséché. Et pollué. Pour notre surconsommation. Pour notre consommation excessive de vêtements. Oui, la surconsommation ne concerne pas uniquement les produits alimentaires, les emballages plastiques ou les objets high tech. C’est un phénomène observable dans tous les domaines. Mais en général, la conclusion reste la même : ce modèle du toujours plus n’est pas viable.

Surconsommation de vêtements = pollution

En temps normal, l’industrie de la mode produisait 2 collections par an. Aujourd’hui on est passé à une collection toutes les semaines. Oui, sacrée cadence. En l’espace de 15 ans, notre consommation de vêtements a augmenté de 60%, alors que nous gardons nos vêtements 2 fois moins longtemps. Une mode rapide, une mode jetable, une mode à bas prix. C’est ce qui caractérise la « fast fashion », alimentée par cette surconsommation de vêtements du 21e siècle. Actuellement, 100 milliards de vêtements sont vendus dans le monde en 1 an. 

Le problème ? 1 tonne de textile génère 1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre par an. La production des matières premières, leur transformation, le transport des vêtements et leur lavage. Le véritable prix à payer n’est pas celui des étiquettes sur les vêtements. Il vient de toutes ces étapes, qui forment le « cycle de vie » de nos habits.

La production des matières premières de nos vêtements, comme le coton, va très souvent de pair avec l’utilisation de pesticides et engrais en tous genres. Résultat ? Contamination des sols. Et pour faire pousser toutes ces matières premières il faut beaucoup (beaucoup) d’eau. Pour 1 t-shirt, on a besoin de 2 500 L d’eau. Soit 70 douches. Gloups.

Si on regarde sur les étiquettes de nos vêtements, on a souvent de l’élasthanne ou du polyester. Reines des fibres utilisées pour nos vêtements parce qu’elles ne coûtent pas cher et qu’elles s’entretiennent facilement : les matières synthétiques. Le polyester c’est 70% de la production de matières premières issues du pétrole. Il est responsable de 31% de la pollution plastique des océans. 

Quel est le lien entre nos vêtements et la pollution plastique des océans ?

A chaque lavage, les fibres synthétiques libèrent des microparticules de plastique qui se retrouvent directement dans les océans. Cela représente 500 000 tonnes de microplastiques, soit 50 milliards de bouteilles plastiques. Les stations d’épuration de nos eaux usagées ne peuvent pas filtrer ces microparticules du fait de leur très, très petite taille. Aujourd’hui on trouve du plastique partout dans les océans. Les eaux profondes de l’Arctique comptent vingt fois plus d’ordures qu’il y a dix ans.

Le plastique n’est pas le seul problème. De nos jours, quand on teint les vêtements, c’est avec des teintures synthétiques. Non, pour avoir un t-shirt rouge les industries n’utilisent pas de paprika. Elles utilisent plutôt des produits chimiques nocifs, polluants et ultra-résistants. C’est mieux. Après, ça va se retrouver en (très grande) majorité dans les eaux de la planète. On estime que 40 000 à 50 000 tonnes de colorants partent naviguer dans les cours d’eau chaque année. Leur version à eux du Vendée Globe. Oui, parce que parmi les 10 950 000 000 litres consommés chaque jour par les teintures textiles, les eaux usées non traitées chargées en produits toxiques se retrouvent dans la nature. Par extension, elles sont déversées dans les océans. Les teintures textiles sont responsables de 20% de la pollution des eaux mondiales. 

C’est fini ? On peut prendre ce t-shirt en rayon c’est bon ? Il faut d’abord qu’il traverse la planète. Deux choix s’offrent à lui. Soit il se téléporte en claquant des doigts pour nous rejoindre soit il prend les transports. Bon, comme ce n’est pas un elfe libre comme Dobby, il prend les transports. On ne lui a pas offert de chaussettes. Zut.

 

 

Il va en parcourir des kilomètres. Pourquoi ? Parce que pour être plus rentable en tant que marque de textile on délocalise la fabrication des vêtements à l’autre bout de la planète (principalement en Asie et dans les pays du Sud). Solution pour faire venir la marchandise ? L’avion, les cargos, etc. Autrement dit, ça carbure en CO2. En termes de pollution, 1 cargo de transport représente l’équivalent de 50 millions de voitures. Quand on sait qu’un jeans parcourt en moyenne 65 000 km du champ de coton au magasin où il sera vendu, soit l’équivalent de 1,5 fois le tour de la planète… On comprend pourquoi la fabrication et le transport de nos vêtements représentent dans les faits 1,2 milliards de tonnes de CO2 par an.

Bon, ça y est. La nouvelle collection est arrivée en magasin. Top départ de la journée shopping. Où va-t-on ranger les nouveaux vêtements ? Pas dans le placard rempli à ras bord c’est certain. D’ailleurs on ne sait plus très bien ce qu’il y a au fond. On a peut-être déjà ces vêtements, qui sait ?

70% de nos vêtements ne sont en réalité jamais portés. Cela représente 114 euros d’habits non portés par logement. Quand on se remémore toutes les étapes de fabrication des vêtements et leur impact sur la planète, se dire qu’ils ne sortent jamais de nos placards c’est quelque peu affolant. Mais ils ne coûtent pas cher. On se dit qu’on fait une bonne affaire. On continue d’acheter.

Sauf que.

Les petits prix des vêtements sont souvent synonymes de mauvaise qualité. Si les marques de la fast fashion veulent proposer de faibles prix, ce sera au détriment de la qualité des matières premières et donc de la durabilité des vêtements. Plus vite achetés mais plus vite jetés aussi.

En Europe, c’est 4 millions de tonnes de déchets textiles jetés (gâchés !) par an. Parmi ces 4 millions de tonnes, 20% seulement sont recyclés. Les 80% restant vont être jetés à la poubelle ou brulés. D’où le terme de « mode jetable ». 

3, 2, 1, partez. Nous avons commencé une course folle.

Courir. Sans s’arrêter. Vite.

Courir après l’innovation. Après la performance. Après le profit. Aller toujours plus vite. Gagner du temps. Avoir tout et tout de suite. Repousser les limites. Celles qui n’auraient jamais dues être repoussées. Consommer vite. Consommer plus. Consommer trop.

Stop.

On doit reprendre notre souffle. 

Ralentir. Respirer. Redonner un sens à tout ça.

On ne peut plus procrastiner (tiens, on se rappelle qu’on avait un truc à faire pour…ah, demain). Remettre la question des conséquences de notre surconsommation à plus tard. Ça ne marche jamais. Tout le monde le sait, mais on le fait quand même. Oui, c’est plus facile. Plus simple que d’envisager notre planète s’appauvrir, souffrir et s’éteindre à petit feu. Le problème c’est que même si c’est difficile à admettre, c’est notre réalité. Aujourd’hui et maintenant, autour de nous comme ailleurs. On laisse le robinet d’eau ouvert, les réserves s’épuisent et on va être à sec. On va arriver à court de ce dont on a besoin pour vivre. Oui, c’est pourtant nous qui ouvrons ce robinet. Paradoxal. Sans parler du fait que dans cette frénésie de la surconsommation, on a fait disparaître d’autres espèces du monde du vivant. On met le feu à notre propre maison. 

La nature sait que la surconsommation ne mène à rien de bon, elle nous le montre. Elle nous envoie un milliard de signaux mais on continue comme avant. On se dit que sur un malentendu ça peut marcher. Non. On ne peut plus réfléchir comme ça. Pas depuis que nous avons connaissance des chiffres qui démontrent par A + B que ça ne fonctionne déjà plus. La solution ? Se poser les questions qui nous permettrons d’inverser la tendance.

C’est une bonne situation ça la surconsommation ?

Dans Astérix et Obélix mission Cléopâtre, Otis vous aurait répondu « Mais vous savez, je ne crois pas qu’il y ait de bonnes ou mauvaises situations. »

 

 

On préfère répondre que si, c’est une mauvaise situation.

Avons-nous le pouvoir d’inverser la tendance ?

Oui. C’est une question de choix.

Choisir. Se réapproprier cette notion de choix. Non, choisir ce n’est pas seulement entre deux aliments nocifs pour notre santé, entre deux vêtements polluant les eaux de la planète ou entre deux téléphones fabriqués par des enfants. Choisir c’est aussi décider de remettre notre santé, la planète et l’humain au cœur de nos modes de consommation.

Les entreprises optent naturellement pour la technique de production la plus efficace. Celle qui rapporte le plus. Et coûte le moins possible. Peu importe la pollution que ça génère. Peu importe les déchets que ça produit. Peu importe les conséquences. Alors si rien ne vient rendre coûteuses ce genre de pratique, ça va continuer. Encore, et encore. 

C’est là que nous avons le pouvoir de faire changer les choses. Oui, nous. Les consommateurs. Si la demande change, l’offre va se transformer. Le navire va changer de cap. Nous pouvons faire ça. Changer une minuscule petite chose. Mais si tout le monde le fait, on va réussir à avoir des milliards de petites choses. Et ça fera la différence. Se poser des questions sur ce que nous achetons, c’est déjà agir. Se tourner vers d’autres marques que celles qui polluent, c’est agir. Ralentir le rythme de cette course à la consommation, c’est agir.

Chez Anaod, nous sommes convaincus que s’habiller n’est pas un acte qui doit se faire au détriment de l’intégrité de la planète. Il existe d’autres solutions. D’autres choix. Nous avons fait celui de vous proposer des vêtements qui ne bousillent pas la planète, à partir de matières moins impactantes et fabriquées dans de très bonnes conditions. On pense que faire le choix d’une consommation différente, c’est choisir de lui redonner du sens… et pourquoi pas celui de protéger ce qui nous entoure ?

Sources :

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"Inspirés par l'océan, nous créons et portons des vêtements qui nous ressemblent, à partir de matières recyclées, pour diminuer notre impact sur l'environnement."