Les vêtements ne détruisent pas la planète.

Seriously ?

Les vêtements ne détruisent pas la planète.

Seriously ?

Nos vêtements et leur impact environnemental.

Vaste sujet. Reprenons l’histoire depuis le début.

Ils nous accompagnent chaque jour depuis toujours et pour longtemps encore. Ils nous ont permis d’avoir un sacré style sur les photos de nous petits que nous aurions préféré ne jamais voir mais qui font le bonheur de nos potes. Ils nous ont aussi permis d’épater la galerie. Grâce à eux on peut profiter du plus chill des dimanches entre deux révisions de partiels. Ils nous sauvent notre soirée quand on a passé la journée saucissonné (trop longtemps, c’est important de le souligner) dans un costume au bureau. Quand on pense au jour où nous pensions pouvoir sortir en t-shirt « au calme » … heureusement qu’il était là ce sweat n’est-ce pas ?

Bref. Nos meilleurs amis ?

Ça dépend ça dépasse… Il n’est pas certain que tous les vêtements que nous portons (ou plutôt qui restent bien pliés dans nos armoires) soient si cool que ça. Bon, on ne va pas faire durer le suspense plus longtemps : non, le doux coton de nos t-shirts ne pousse pas dans un joli pré de fleurs blanches arrosé de paillettes de licornes sous un arc en ciel. Remarquez, nous aussi on aurait préféré. En réalité, on pourrait plutôt dire qu’il atomise ce joli pré.

Le plus bizarre ? Se dire qu’un besoin aussi vital que celui de s’habiller (bon ok, parfois nous aussi on danse à poil dans le salon) est capable d’infliger autant de dégâts à la planète. Si nous voulons avoir chaud l’hiver (oui, c’est Jon Snow qui nous a dit qu’il arrivait), cela doit-il obligatoirement impacter la planète ? Espérons que non. Tout serait une question de quantité ? On y est. La surconsommation.

Traditionnellement, l’industrie de la mode produisait 2 collections par an. Une pour l’hiver et une pour l’été. Aujourd’hui, elle en produit une toutes les semaines. Oui, toutes les semaines. En l’espace de 15 ans, notre consommation de vêtements a augmenté de 60%, alors que nous gardons nos vêtements 2 fois moins longtemps.

Une mode rapide, une mode jetable, une mode à bas prix. C’est ce qui caractérise la « fast fashion », alimentée par cette surconsommation de vêtements du 21e siècle. Actuellement, 100 milliards de vêtements sont vendus dans le monde en 1an.

 

 

Le problème ? 1 tonne de textile (quelle que soit la matière) génère 1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre par an. C’est comme si 1 personne faisait plusieurs milliards de vols Paris-Tokyo en 1 an. La production des matières premières, leur transformation, le transport des vêtements et leur lavage. Le véritable prix à payer n’est pas celui des étiquettes sur les vêtements. Il vient de toutes ces étapes, qui forment le « cycle de vie » de nos habits.

 

Pour mieux comprendre l’impact réel de nos vêtements sur la planète, il semble donc nécessaire de regarder à la loupe ces étapes. C’est parti, on se lance.

 

 

[Nos vêtements – Phase 1]

Produire les matières premières

 

Pour produire nos vêtements, il faut des matières premières. Lesquelles ? On peut utiliser des matières naturelles, animales ou végétales, des matières synthétiques ou des matières artificielles.

On va commencer par les matières naturelles. Le coton, matière végétale, représente ¼ de la production mondiale de matières premières issues de l’agriculture. Le problème ? Pour répondre à la (sur)demande mondiale en textile, il faut booster le rendement des cultures. Comment ? A grand coup d’engrais et de pesticides bien sûr. Rien que pour le coton, c’est 4% des fertilisants à l’azote et au phosphore utilisés dans le monde. Nul doute que ce n’est ni bon pour les sols, ni pour les écosystèmes ni … pour notre peau. Les pesticides et les engrais chimiques utilisés pour doper les cultures des fibres végétales ont un impact sur la matière organique des sols.

Conséquences ? Les sols ont une capacité de rétention d’eau qui diminue. Les réserves d’eau naturellement présentes ne suffisent plus pour cultiver les matières premières végétales. Conclusion ? On arrose à pleine balle.

Reines des fibres utilisées pour nos vêtements parce qu’elles ne coutent pas cher et qu’elles s’entretiennent facilement : les matières synthétiques. D’un point de vue pollution, elles n’ont rien à envier aux matières végétales. Le champion des matières synthétiques est le polyester (ou PET). Il ne représente pas moins de 70% de la production de matières premières issues du pétrole (oui oui, vous avez bien lu : du pétrole). Le polyester de nos vêtements est responsable de 31% de la pollution plastique des océans. Pourquoi ? Parce que, comme toutes les matières synthétiques, le polyester est un dérivé du pétrole. C’est un polymère obtenu par synthèse chimique et il est assimilable à du plastique.

Et donc ?

A chaque lavage, ces fibres synthétiques libèrent des microparticules de plastique qui se retrouvent directement dans les océans. Cela représente 500 000 tonnes de microplastiques, soit 50 milliards de bouteilles plastiques. Oui. 50 milliards… Les stations d’épuration de nos eaux usagées ne peuvent pas filtrer ces microparticules du fait de leur très, très petite taille. Du coup, boum, les poissons les récupèrent. Le pire ? Cela se répète indéfiniment à chaque lavage.

Et encore, nous n’avons pas parlé des matières animales, dont le problème vient de la maltraitance des animaux et des élevages intensifs.

Nous pouvons donc aisément conclure que la stratégie des marques de la fast fashion pour ne respecter ni les écosystèmes terrestres ni les écosystèmes marins fonctionne actuellement très très bien.

 

[Nos vêtements – Phase 2]

Transformer les matières premières

 

Là, on va s’intéresser à la teinture des fibres textiles. Traditionnellement, elle était végétale. Mais ça, c’était avant. Depuis le 19e siècle, on préfère développer des colorants dérivés du goudron.

Formaldéhyde, phtalates et métaux lourds. C’est ce que contiennent les colorants synthétiques. Oui, quand on a une belle couleur sombre ou vive pour nos vêtements, on peut y voir un indice de la présence de métaux lourds. Le truc, c’est que ces ingrédients sont des perturbateurs endocriniens et ils peuvent augmenter le risque de cancer pour ceux qui les manipulent. Pas glop.

Ça, c’est juste un exemple parmi d’autres. Une longue liste de produits utilisés pour les teintures sont très toxiques et donc, très dangereux. Pour les êtres humains comme pour la planète. Pourquoi ? Parce que 80% de la teinture reste bien accrochée au vêtement mais les 20% restant s’échappent et sont rejetés lors du rinçage des vêtements (c’est comme les Pokémon, c’est difficile de tous les attraper). On estime que 40 000 à 50 000 tonnes de colorants se retrouvent ainsi dans les cours d’eau chaque année. Et ça peut donner ça :

 

 

 

[Nos vêtements – Phase 3]

Transporter les produits textiles

 

Comment être plus rentable en tant que marque de textile ? En délocalisant la fabrication des vêtements à l’autre bout de la planète (principalement en Asie et dans les pays du Sud).

Certes. Mais il faut bien récupérer la marchandise un jour. Et au rythme où nous consommons les vêtements, ça a plutôt intérêt à aller vite. Solution ? L’avion, les cargos, etc. Autrement dit, ça carbure en CO2. En termes de pollution, 1 cargo de transport représente l’équivalent de 50 millions de voitures. Quand on sait qu’un jeans parcourt en moyenne 65 000 km du champ de coton au magasin où il sera vendu, soit l’équivalent de 1,5 fois le tour de la planète… On comprend pourquoi la fabrication et le transport de nos vêtements représentent dans les faits 1,2 milliards de tonnes de CO2 par an.

 

[Nos vêtements – Phase 4]

Gaspiller

 

En Europe, c’est 4 millions de tonnes de déchets textiles jetés (gâchés !) par an. Parmi ces 4 millions de tonnes, 20% seulement sont recyclés. Les 80% restant vont être jetés à la poubelle ou brulés.

D’où le terme de « mode jetable ». Les vêtements qu’on ne jette pas ? On les garde parfaitement pliés au fond de nos armoires. 70% de nos vêtements ne sont en réalité jamais portés. Cela représente 114 euros d’habits non portés par logement (nos placards ont donc parfois plus de potes que nous). Quand on se remémore toutes les étapes de fabrication des vêtements et leur impact sur la planète, se dire qu’ils ne sortent jamais de nos placards c’est quelque peu affolant.

Dis Jamy, pourquoi on jette nos vêtements en fait ? Les petits prix des vêtements sont souvent synonymes de mauvaise qualité. Tourné autrement, c’est la grande braderie à toutes les étapes de fabrication. Si les marques de la fast fashion veulent proposer de faibles prix, ce sera au détriment de la qualité des matières premières et donc de la durabilité des vêtements. Ils sont produits – ils sont achetés – ils sont jetés. Du coup, on est reparti : ils sont produits – ils sont achetés – ils sont jetés. Le remake d’Un jour sans fin avec pour acteurs principaux la surconsommation et le gaspillage.

Le problème du gaspillage ne concerne pas seulement nos armoires. C’est également un phénomène observable chez les marques de la fast fashion. Pourquoi ? Parce que proposer des nouvelles collections toutes les semaines à bas prix cela signifie produire en masse. Résultat ? Les marques se retrouvent avec des invendus sur les bras. On en fait quoi ? On les stocke. Enfin en théorie. En vérité, ça coûte cher de stocker. Entre le loyer des entrepôts et les impôts sur le stockage, les invendus deviennent un fardeau pour les marques. Conclusion ? Allumer le feu. C’est fou non ? Produire des vêtements pour finalement les brûler. Déroutant.

 

Après avoir dit tout ça, on serait tenté de dire que la solution est de se balader tous nus.

Pas facile à réaliser dirons-nous.

En revanche, on peut se tourner vers des vêtements en fibres naturelles et certifiés par des labels comme GRS (Global Recyled Standard) qui permet de garantir des textiles recyclés avec le respect de critères environnementaux et sociaux :

grs

  • Réduction de l’impact néfaste de la production sur les personnes et l’environnement
  • Produits traités durablement
  • Pourcentages élevés de contenu recyclé dans les produits
  • Production responsable
  • Matériaux recyclés
  • Traçabilité
  • Communication transparente
  • Engagement des parties prenantes

On peut aussi favoriser la seconde main pour prolonger l’utilisation des vêtements qui sont déjà dans les circuits de consommation. Tu as plein de vêtements qui attendent sagement dans ton armoire ? Pourquoi ne pas organiser une friperie faite maison entre amis où tout le monde s’échange de jolies pièces qui feront des heureux (autre que nos placards) ?

En fait, lorsque nous faisons des choix de consommation, le tout est de bien s’informer sur la provenance des produits, les conditions de leur fabrication, etc.

Lorsque nous sommes bien informés, nous avons toutes les cartes en main pour mieux choisir ce que nous achetons. Et si nous pouvions nous sentir fiers de porter nos vêtements ? Cela revient à dire : se sentir fiers de savoir qu’ils n’abîment pas l’environnement.

Les sociologues le disent bien : nos choix vestimentaires ont une dimension sociétale importante. Autrement dit, ils peuvent être un moyen d’agir, pour mettre un terme à un cercle vicieux de surproduction – surconsommation – surpollution.

En tant que membres de la jeune génération et acteurs du monde de demain, nous pouvons transformer les modes de consommation en faisant des choix conscients et engagés.

Chacun à sa manière, nous pouvons tous contribuer à faire bouger les choses. Le diktat de la mode ? Qui mieux que ceux qui la portent peuvent en changer les codes ? Ensemble, en partageant nos connaissances, en informant nos proches, en initiant une vague de sensibilisation pour ceux qu’il faut encore convaincre. Il n’y a pas de « petites actions », c’est l’addition de toutes nos initiatives qui fera la différence.

En tant que membres de la jeune génération et acteurs du monde de demain, nous pouvons transformer les modes de consommation en faisant des choix conscients et engagés.

Chacun à sa manière, nous pouvons tous contribuer à faire bouger les choses. Le diktat de la mode ? Qui mieux que ceux qui la portent peuvent en changer les codes ? Ensemble, en partageant nos connaissances, en informant nos proches, en initiant une vague de sensibilisation pour ceux qu’il faut encore convaincre. Il n’y a pas de « petites actions », c’est l’addition de toutes nos initiatives qui fera la différence.

Nos vêtements et leur impact environnemental.

Vaste sujet. Reprenons l’histoire depuis le début.

Ils nous accompagnent chaque jour depuis toujours et pour longtemps encore. Ils nous ont permis d’avoir un sacré style sur les photos de nous petits que nous aurions préféré ne jamais voir mais qui font le bonheur de nos potes. Ils nous ont aussi permis d’épater la galerie. Grâce à eux on peut profiter du plus chill des dimanches entre deux révisions de partiels. Ils nous sauvent notre soirée quand on a passé la journée saucissonné (trop longtemps, c’est important de le souligner) dans un costume au bureau. Quand on pense au jour où nous pensions pouvoir sortir en t-shirt « au calme » … heureusement qu’il était là ce sweat n’est-ce pas ?

Bref. Nos meilleurs amis ?

Ça dépend ça dépasse… Il n’est pas certain que tous les vêtements que nous portons (ou plutôt qui restent bien pliés dans nos armoires) soient si cool que ça. Bon, on ne va pas faire durer le suspense plus longtemps : non, le doux coton de nos t-shirts ne pousse pas dans un joli pré de fleurs blanches arrosé de paillettes de licornes sous un arc en ciel. Remarquez, nous aussi on aurait préféré. En réalité, on pourrait plutôt dire qu’il atomise ce joli pré.

Le plus bizarre ? Se dire qu’un besoin aussi vital que celui de s’habiller (bon ok, parfois nous aussi on danse à poil dans le salon) est capable d’infliger autant de dégâts à la planète. Si nous voulons avoir chaud l’hiver (oui, c’est Jon Snow qui nous a dit qu’il arrivait), cela doit-il obligatoirement impacter la planète ? Espérons que non. Tout serait une question de quantité ? On y est. La surconsommation.

Traditionnellement, l’industrie de la mode produisait 2 collections par an. Une pour l’hiver et une pour l’été. Aujourd’hui, elle en produit une toutes les semaines. Oui, toutes les semaines. En l’espace de 15 ans, notre consommation de vêtements a augmenté de 60%, alors que nous gardons nos vêtements 2 fois moins longtemps.

Une mode rapide, une mode jetable, une mode à bas prix. C’est ce qui caractérise la « fast fashion », alimentée par cette surconsommation de vêtements du 21e siècle. Actuellement, 100 milliards de vêtements sont vendus dans le monde en 1an.

 

 

Le problème ? 1 tonne de textile (quelle que soit la matière) génère 1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre par an. C’est comme si 1 personne faisait plusieurs milliards de vols Paris-Tokyo en 1 an. La production des matières premières, leur transformation, le transport des vêtements et leur lavage. Le véritable prix à payer n’est pas celui des étiquettes sur les vêtements. Il vient de toutes ces étapes, qui forment le « cycle de vie » de nos habits.

Pour mieux comprendre l’impact réel de nos vêtements sur la planète, il semble donc nécessaire de regarder à la loupe ces étapes. C’est parti, on se lance.

 

 

[Nos vêtements – Phase 1]

Produire les matières premières

 

Pour produire nos vêtements, il faut des matières premières. Lesquelles ? On peut utiliser des matières naturelles, animales ou végétales, des matières synthétiques ou des matières artificielles.

On va commencer par les matières naturelles. Le coton, matière végétale, représente ¼ de la production mondiale de matières premières issues de l’agriculture. Le problème ? Pour répondre à la (sur)demande mondiale en textile, il faut booster le rendement des cultures. Comment ? A grand coup d’engrais et de pesticides bien sûr. Rien que pour le coton, c’est 4% des fertilisants à l’azote et au phosphore utilisés dans le monde. Nul doute que ce n’est ni bon pour les sols, ni pour les écosystèmes ni … pour notre peau. Les pesticides et les engrais chimiques utilisés pour doper les cultures des fibres végétales ont un impact sur la matière organique des sols.

Conséquences ? Les sols ont une capacité de rétention d’eau qui diminue. Les réserves d’eau naturellement présentes ne suffisent plus pour cultiver les matières premières végétales. Conclusion ? On arrose à pleine balle.

Reines des fibres utilisées pour nos vêtements parce qu’elles ne coutent pas cher et qu’elles s’entretiennent facilement : les matières synthétiques. D’un point de vue pollution, elles n’ont rien à envier aux matières végétales. Le champion des matières synthétiques est le polyester (ou PET). Il ne représente pas moins de 70% de la production de matières premières issues du pétrole (oui oui, vous avez bien lu : du pétrole). Le polyester de nos vêtements est responsable de 31% de la pollution plastique des océans. Pourquoi ? Parce que, comme toutes les matières synthétiques, le polyester est un dérivé du pétrole. C’est un polymère obtenu par synthèse chimique et il est assimilable à du plastique.

Et donc ?

A chaque lavage, ces fibres synthétiques libèrent des microparticules de plastique qui se retrouvent directement dans les océans. Cela représente 500 000 tonnes de microplastiques, soit 50 milliards de bouteilles plastiques. Oui. 50 milliards… Les stations d’épuration de nos eaux usagées ne peuvent pas filtrer ces microparticules du fait de leur très, très petite taille. Du coup, boum, les poissons les récupèrent. Le pire ? Cela se répète indéfiniment à chaque lavage.

Et encore, nous n’avons pas parlé des matières animales, dont le problème vient de la maltraitance des animaux et des élevages intensifs.

Nous pouvons donc aisément conclure que la stratégie des marques de la fast fashion pour ne respecter ni les écosystèmes terrestres ni les écosystèmes marins fonctionne actuellement très très bien.

 

[Nos vêtements – Phase 2]

Transformer les matières premières

 

Là, on va s’intéresser à la teinture des fibres textiles. Traditionnellement, elle était végétale. Mais ça, c’était avant. Depuis le 19e siècle, on préfère développer des colorants dérivés du goudron.

Formaldéhyde, phtalates et métaux lourds. C’est ce que contiennent les colorants synthétiques. Oui, quand on a une belle couleur sombre ou vive pour nos vêtements, on peut y voir un indice de la présence de métaux lourds. Le truc, c’est que ces ingrédients sont des perturbateurs endocriniens et ils peuvent augmenter le risque de cancer pour ceux qui les manipulent. Pas glop.

Ça, c’est juste un exemple parmi d’autres. Une longue liste de produits utilisés pour les teintures sont très toxiques et donc, très dangereux. Pour les êtres humains comme pour la planète. Pourquoi ? Parce que 80% de la teinture reste bien accrochée au vêtement mais les 20% restant s’échappent et sont rejetés lors du rinçage des vêtements (c’est comme les Pokémon, c’est difficile de tous les attraper). On estime que 40 000 à 50 000 tonnes de colorants se retrouvent ainsi dans les cours d’eau chaque année. Et ça peut donner ça :

 

[Nos vêtements – Phase 3]

Transporter les produits textiles

 

Comment être plus rentable en tant que marque de textile ? En délocalisant la fabrication des vêtements à l’autre bout de la planète (principalement en Asie et dans les pays du Sud).

Certes. Mais il faut bien récupérer la marchandise un jour. Et au rythme où nous consommons les vêtements, ça a plutôt intérêt à aller vite. Solution ? L’avion, les cargos, etc. Autrement dit, ça carbure en CO2. En termes de pollution, 1 cargo de transport représente l’équivalent de 50 millions de voitures. Quand on sait qu’un jeans parcourt en moyenne 65 000 km du champ de coton au magasin où il sera vendu, soit l’équivalent de 1,5 fois le tour de la planète… On comprend pourquoi la fabrication et le transport de nos vêtements représentent dans les faits 1,2 milliards de tonnes de CO2 par an.

 

[Nos vêtements – Phase 4]

Gaspiller

 

En Europe, c’est 4 millions de tonnes de déchets textiles jetés (gâchés !) par an. Parmi ces 4 millions de tonnes, 20% seulement sont recyclés. Les 80% restant vont être jetés à la poubelle ou brulés.

D’où le terme de « mode jetable ». Les vêtements qu’on ne jette pas ? On les garde parfaitement pliés au fond de nos armoires. 70% de nos vêtements ne sont en réalité jamais portés. Cela représente 114 euros d’habits non portés par logement (nos placards ont donc parfois plus de potes que nous). Quand on se remémore toutes les étapes de fabrication des vêtements et leur impact sur la planète, se dire qu’ils ne sortent jamais de nos placards c’est quelque peu affolant.

Dis Jamy, pourquoi on jette nos vêtements en fait ? Les petits prix des vêtements sont souvent synonymes de mauvaise qualité. Tourné autrement, c’est la grande braderie à toutes les étapes de fabrication. Si les marques de la fast fashion veulent proposer de faibles prix, ce sera au détriment de la qualité des matières premières et donc de la durabilité des vêtements. Ils sont produits – ils sont achetés – ils sont jetés. Du coup, on est reparti : ils sont produits – ils sont achetés – ils sont jetés. Le remake d’Un jour sans fin avec pour acteurs principaux la surconsommation et le gaspillage.

Le problème du gaspillage ne concerne pas seulement nos armoires. C’est également un phénomène observable chez les marques de la fast fashion. Pourquoi ? Parce que proposer des nouvelles collections toutes les semaines à bas prix cela signifie produire en masse. Résultat ? Les marques se retrouvent avec des invendus sur les bras. On en fait quoi ? On les stocke. Enfin en théorie. En vérité, ça coûte cher de stocker. Entre le loyer des entrepôts et les impôts sur le stockage, les invendus deviennent un fardeau pour les marques. Conclusion ? Allumer le feu. C’est fou non ? Produire des vêtements pour finalement les brûler. Déroutant.

 

Après avoir dit tout ça, on serait tenté de dire que la solution est de se balader tous nus.

Pas facile à réaliser dirons-nous.

En revanche, on peut se tourner vers des vêtements en fibres naturelles et certifiés par des labels comme GRS (Global Recyled Standard) qui permet de garantir des textiles recyclés avec le respect de critères environnementaux et sociaux :

grs

  • Réduction de l’impact néfaste de la production sur les personnes et l’environnement
  • Produits traités durablement
  • Pourcentages élevés de contenu recyclé dans les produits
  • Production responsable
  • Matériaux recyclés
  • Traçabilité
  • Communication transparente
  • Engagement des parties prenantes

On peut aussi favoriser la seconde main pour prolonger l’utilisation des vêtements qui sont déjà dans les circuits de consommation. Tu as plein de vêtements qui attendent sagement dans ton armoire ? Pourquoi ne pas organiser une friperie faite maison entre amis où tout le monde s’échange de jolies pièces qui feront des heureux (autre que nos placards) ?

En fait, lorsque nous faisons des choix de consommation, le tout est de bien s’informer sur la provenance des produits, les conditions de leur fabrication, etc.

Lorsque nous sommes bien informés, nous avons toutes les cartes en main pour mieux choisir ce que nous achetons. Et si nous pouvions nous sentir fiers de porter nos vêtements ? Cela revient à dire : se sentir fiers de savoir qu’ils n’abîment pas l’environnement.

Les sociologues le disent bien : nos choix vestimentaires ont une dimension sociétale importante. Autrement dit, ils peuvent être un moyen d’agir, pour mettre un terme à un cercle vicieux de surproduction – surconsommation – surpollution.

En tant que membres de la jeune génération et acteurs du monde de demain, nous pouvons transformer les modes de consommation en faisant des choix conscients et engagés.

Chacun à sa manière, nous pouvons tous contribuer à faire bouger les choses. Le diktat de la mode ? Qui mieux que ceux qui la portent peuvent en changer les codes ? Ensemble, en partageant nos connaissances, en informant nos proches, en initiant une vague de sensibilisation pour ceux qu’il faut encore convaincre. Il n’y a pas de « petites actions », c’est l’addition de toutes nos initiatives qui fera la différence.

En tant que membres de la jeune génération et acteurs du monde de demain, nous pouvons transformer les modes de consommation en faisant des choix conscients et engagés.

Chacun à sa manière, nous pouvons tous contribuer à faire bouger les choses. Le diktat de la mode ? Qui mieux que ceux qui la portent peuvent en changer les codes ? Ensemble, en partageant nos connaissances, en informant nos proches, en initiant une vague de sensibilisation pour ceux qu’il faut encore convaincre. Il n’y a pas de « petites actions », c’est l’addition de toutes nos initiatives qui fera la différence.

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